Elle prit donc la direction de la grande place. Elle savait que la route lui prendrait une bonne dizaine de minutes, sa maison étant située à l'extérieur du village pour assurer au chef de celui-ci une certaine intimité et le respect de sa vie privée. Elle décida d'en profiter pour admirer le magnifique paysage verdoyant qu'offrait la plaine à perte de vue. Mais ce qu'elle préférait par-dessus tout c'était la présence apaisante de cette grande forêt qui effrayait tant le royaume ; elle ne comprenait pas ce sentiment irraisonné car, pour elle, il n'y avait rien de dangereux qui eu pu provoquer un tel soulèvement.
Bien qu'on le lui eu formellement interdit, il lui arrivait de se promener près de la lisière mais elle n'avait jamais vu quoi que ce soit bouger, comme si tout les êtres vivant s'était enfuit dans les profondeurs de la masse d'arbres. Elle en était à ce stade de ses réflexions lorsqu'elle atteignit le village. Comme elle l'avait prévu il n'y avait pas âme qui vive et elle pu agir à sa guise sans crainte que quelqu'un aille le répéter à son père, elle ne voulait pas provoquer une nouvelle fois sa colère. Devant les statues, elle entra dans l'eau et prit place parmi elles sur le terre plein central.
Une fois confortablement installée dans un emplacement libre qu'on n'apercevait pas depuis le bord, comme s'il avait été conçu pour permettre de converser avec la jeune fille. Saphir regarda la statue dans les yeux et lui dit « je suis revenue, j'ai tenu parole et suis revenue sans que personne ne le sache, pourquoi m'appelle tu sans cesse ? Que me veut tu exactement ? ». On pourrait croire qu'elle devenait folle mais si jamais un passant regardait la fontaine, il ne remarquerait absolument rien d'anormal car, dès l'instant où Saphir eu posé un pied sur le terre plein, elle était aussitôt apparue comme l'une des statues de la fontaine. Comme si elle avait toujours eu sa place en face de la jeune fille, telles deux amies représentées en pleins bavardages.
En face de la fillette, la fontaine elle-même prit vie, ce n'était plus de pierre que la fillette était entourée mais d'animaux fait de chair et de sang. La jeune fille s'anima également et répondit : « Je t'ai appelée parce que tu est spéciale, toi qui à perçu mon appel, toi qui est capable de m'entendre malgré la disparition de la magie pour ton espèce. Je suis Liliane, j'appartiens au peuple des elfes et je suis le gardien de la forêt. Mon rôle est d'en interdire l'accès à ceux qui ne possèdent pas suffisamment l'écoute de la vie et ce depuis des centaines d'années. Pou moi le temps s'est figé en attendant l'arrivée de l'élue.
Ma seconde mission est de le ou la trouver pour qu'elle sauve notre forêt de la ruine vers laquelle nous mènent les hommes. Si l'écoute est suffisante, tout comme tu l'as fait les gens viennent me voir, ensuite je suis seule juge de leurs facultés ». Elle poursuivi son explication par la faculté des plus jeune qui disparaît avec l'âge mais qui est présente dans une certaine mesure chez tous les enfants d'où leurs réaction à l'appel. Mais Liliane informa Saphir que s'il oublie la voix de l'elfe, c'est qu'ils vont perdre toute capacité dans un futur proche, elle ajouta que Saphir était la seule à être revenue ce qui était un signe très encourageant. Liliane déplorait néanmoins qu'on ne lui a jamais laissé le temps d'aborder la fillette car un adulte arrivait toujours aussitôt pour rompre le contact car la moindre présence le brise. Elle poursuivi son explication encore quelques minutes avant de conseiller à Saphir de rentrer chez elle.

